Organisme nuisible à surveiller : focus sur le scarabée japonais
Actualités
Thématique : Suivi des ravageurs, des maladies des plantes, des espèces envahissantes
Région : 2-International
Article issu de la lettre d'information phytosanitaire n°197 de la DRIAAF Ile-de-France de mai 2026
Popillia japonica est un coléoptère polyphage. Les larves provoquent des dégâts sur des pelouses ou gazons sportifs (terrains préférentiels à la ponte) comme celles de hannetons.
Les adultes, qui émergent à partir de mai-juin, s’alimentent massivement sur les végétaux présents durant l’été comme la vigne, le maïs, des cultures maraîchères et de nombreux arbres et plantes ornementales : érable, marronnier d’inde, bouleau, châtaigner, noisetier, lilas, peuplier d’Italie, prunus, tilleul, orme, platane, robinier, rosier, etc.
Seules les nervures subsistent.
Les adultes mesurent 9 à 11 mm. La tête, le thorax, l’abdomen et les pattes sont vert métallique, les élytres sont bruns. Plusieurs touffes de soies blanches sont présentes au pourtour de l’abdomen, ce qui le distingue du hanneton commun. Il est souvent confondu aussi avec la cétoine dorée qui est entièrement vert brillant, qui apparaît plus tôt (à partir d’avril) et est surtout présente sur les fleurs et inflorescences (roses, ombellifères, etc.).
Popillia japonica s’est répandu depuis une dizaine d’années dans tout le nord de l’Italie, avec un front de progression en moyenne de 10 km/an. Les foyers se multiplient maintenant en Suisse (Lugano, Zurich, Bâle, Genève, etc.) et l’an passé les premières interceptions ont eu lieu en Alsace (4 insectes capturés sur des pièges et un trouvé sur une voiture par un particulier de retour d’un pays infesté).
Malgré une importante campagne de sensibilisation conduite notamment en Suisse, la probabilité de nouvelles interceptions dans les régions frontalières de l’Italie et la Suisse est forte. L’Île-de-France est également exposée via tous les flux routiers, ferroviaires et aériens, au regard du comportement « autostoppeur » de ce ravageur, à l’image de celui déjà connu avec la chrysomèle du maïs. Un réseau de pièges va être installé comme les années passées à proximité des aéroports et des aires d’autoroute (A4 - A5 - A6).



