Le nématode du pin, un danger pour les conifères
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Thématique : Suivi des ravageurs, des maladies des plantes, des espèces envahissantes
Région : Échelle nationale
Le nématode du pin Bursaphelenchus xylophilus est un ver microscopique qui se développe dans les conifères, en particulier ceux du genre Pinus, ce qui peut conduire au dépérissement des arbres touchés. Le nématode du pin est donc particulièrement surveillé et notamment dans l’Union Européenne, où il a le statut d’organisme de quarantaine prioritaire. En France, une surveillance du nématode du pin est réalisée annuellement depuis l’an 2000. Un foyer a été détecté pour la première fois le 3 novembre 2025 dans le département des Landes, avec une extension en mars 2026 d’environ deux kilomètres. L’Anses est le laboratoire de référence national et européen pour les nématodes parasites de végétaux. Elle conduit également plusieurs expertises pour évaluer les risques d’entrée et d’établissement en France hexagonale de cet organisme nuisible, et pour formuler des recommandations en matière de gestion pour la surveillance par piégeage du vecteur du nématode, Monochamus galloprovincialis, et la gestion des arbres abattus pendant la période de vol de cet insecte.
Quel est le risque de contamination ?
À l’échelle internationale, la diffusion de l’organisme nuisible est principalement liée au transport de bois ou de végétaux. Des emballages de bois et des écorces contaminés ont été découverts pour la première fois en France en 1992 puis de façon récurrente depuis 2000.
La forêt des Landes de Gascogne est une zone à risque car elle présente plusieurs facteurs favorables à l’établissement du parasite : la présence de l’insecte vecteur et une surface forestière composée d’espèces de pins sensibles au nématode, dont les pins maritimes.
Le risque de dissémination de la maladie à partir d’un foyer est lié à la capacité de l’insecte vecteur à transmettre le nématode d’arbre en arbre et dépend :
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de la nature des produits et sous-produits issus de l’exploitation forestière et notamment de leurs dimensions ;
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du devenir de ces matériaux : stockage plus ou moins prolongé et transport ;
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de la période considérée : pendant ou hors période de vol de l’insecte vecteur.



