Utiliser la diversité végétale des espaces agricoles pour favoriser la régulation naturelle des bioagresseurs et protéger les cultures

Évènements | Auditorium du Campus Pierre & Marie Curie. Place Jussieu 75005 Paris | Le 20/10/2022

Thématique : Suivi des ravageurs, des maladies des plantes, des espèces envahissantes

Région : Échelle nationale

En complément de l’Expertise scientifique collective (ESCo) sur les impacts écotoxicologiques des produits phytopharmaceutiques dont les conclusions ont été restituées en mai, le plan Ecophyto2+ a confié à INRAE la réalisation d’une deuxième ESCo relative aux stratégies de protection des cultures reposant sur la diversification végétale des espaces agricoles. Une synthèse des connaissances scientifiques disponibles a été réalisée pour évaluer dans quelle mesure la diversité de la végétation présente dans les parcelles et les paysages agricoles peut contribuer à la régulation naturelle des bioagresseurs et ainsi constituer un levier de gestion alternatif aux méthodes actuellement majoritaires basées sur l’utilisation de produits phytopharmaceutiques.

A l’échelle de la parcelle, l’ESCo a analysé les effets du choix et du mode d’implantation des espèces et des variétés par l’agriculteur (mélanges variétaux ou d’espèces, bandes enherbées, plantes de service, etc.) ainsi que de la dynamique temporelle de ces couverts végétaux (rotations). A l’échelle du paysage, les effets de la composition et de la configuration de l’ensemble de la végétation ont été considérés, qu’il s’agisse de la portion cultivée (assolement, taille et forme des parcelles) ou semi-naturelle (nature et connectivité des infrastructures agroécologiques situées en pourtour des parcelles – telles que les haies ou les lisières – ou formant des ilots dans le paysage – bois, prairies permanentes, etc.).

En croisant des regards disciplinaires issus des sciences biologiques et des sciences économiques et sociales, l’ESCo propose une analyse des freins et des leviers au développement de ces stratégies de protection des cultures afin d’aider à définir les conditions d’accompagnement de leur adoption. Enfin, le travail réalisé apporte un éclairage sur le rôle de la diversité végétale dans la fourniture d’autres services écosystémiques que la régulation naturelle des bioagresseurs.

 

Le colloque sera l'occasion de présenter et de mettre en débat les résultats de l'ESCo qui a mobilisé une trentaine d’experts scientifiques pendant deux ans et demi.