Traitement de la végétation : zéro glyphosate à fin 2021 - SNCF Réseau

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Thématique : Démarches "Zéro pesticide"

Région : Échelle nationale

SNCF Réseau s’est engagée à ne plus utiliser de glyphosate à la fin de l’année et à pérenniser des solutions alternatives à partir de 2022. Une charte d’engagement, prévue dans la loi EGALIM votée en 2018, fixe ses modalités. Elle a été le fruit d’une concertation exemplaire.

La maîtrise de la végétation le long des voies ferrées est un enjeu crucial de sécurité et de ponctualité des trains. Et un travail de titan : l’entretien annuel du réseau français, 34 000 hectares de voies et de pistes. Le linéaire total du réseau ferré national représente environ 60 000 km soit, soit une fois et demie le tour de la Terre ! Rien qu’en Pays de la Loire, plus de soixante incidents sont dus à la végétation, soit 283 heures perdues par an !

Cet entretien fait l’objet de campagnes régulières et difficiles, dans un contexte sensible d’espaces d’habitation et de production agricole traversés par les équipes des trains « désherbeurs ». Bien que leur consommation par SNCF Réseau ait été divisée par quatre ces vingt dernières années, les produits phytosanitaires, quoique limités au strict nécessaire, demeurent une solution efficace : leur remplacement, le glyphosate en particulier, représente donc un véritable défi technique… aujourd’hui cadré par une charte de protection des riverains et des personnes susceptibles d’être exposés à ces produits.

La SNCF avait déjà engagé un programme de recherche de produits et de méthodes alternatifs pour réduire l’utilisation des produits phyto conventionnels, en utilisant pour partie des solutions de biocontrôle. Mais au-delà de l’aspect purement technique, la loi EGALIM fait obligation à SNCF Réseau de formaliser ses engagements par une concertation axée sur trois thèmes : les modalités d’information des riverains et personnes concernées, les mesures de protection, enfin les modalités de dialogue et de conciliation.

Christophe Karlin, en charge de la concertation nationale sur ce dossier, mesure lucidement l’ampleur de la tâche : « C’est la première fois que nous menons une concertation sur l’ensemble du territoire national. Nous l’avons abordée avec modestie et transparence, et surtout en avançant avec les gens, après avoir réalisé une étude de contexte. Le résultat est clair : il y a une demande forte de concertation exemplaire et impliquée dans les territoires».

De fait, les résultats ont été à la hauteur de l’ambition, dans un contexte politique « glyphosate » sensible. En septembre et octobre 2020, des ateliers participatifs ont été tenus dans toute la France avec les représentants des riverains, la plupart réalisés en « présentiel », pour recueillir les premières propositions d’engagement, sans charte prérédigée. Une seconde phase de concertation digitale au niveau national, du 23 novembre au 20 janvier 2021, avec plus de 8000 visiteurs et près d’un millier de contributions, permettront de tirer un bilan global et de rédiger la version finale du projet de charte d’engagements de l’entreprise. Il restera aux quatre-vingt-quatorze préfets de chaque département concerné à l’approuver, quelques semaines avant que les trains « désherbeurs » entrent à nouveau en action.